mercredi 3 février 2010

COMMUNICATION NON VERBALE - rapidité des reconversions dûe à une célérité nouvelle des technologies

Rectificatif n°21
à Ce que tu m'as écrit ça vaut de la merde
tu es passée
dans le hall on s’est embrassé je voulais
que tu saches que je picolais
mais aussi que tu ne le saches pas
vas comprendre
tu es passée

Read more...

COMMUNICATION NON VERBALE - une technologie créative

Ce que tu m'as écrit
ça vaut de la merde
fait plaisir & gentillesse 
& sept X pour des baisers à la queue
comme au supermarché
c’est de la merde
sinon tu serais là,
plutôt que d’accrocher
les peintures
d’un arriviste de merde

Read more...

DISTILLED

Ma dernière victime
la plus innocente, ma préférée
qui fait grincer ce qui me reste
du chien battu en moi
contre le mur je dis
avec des fleurs naïves dans la bouche
comment je pourrais te remercier
d’être là
de t’être laissée embobiner
j’ai un brin de honte
à mâchonner
ce qui vaut mieux que d’être un simple con
ma dernière victime, ma préférée

 

Read more...

lundi 9 novembre 2009

UNE ARISTOCRATIE DES PATES - tu me fais de la Penne

Mieux que des coquillettes
une aristocratie des pâtes
sous les arcades juste toi et moi
à ton cou très blanc
un collier de feuilles de basilic
très fraîches
nous prenant les mains
comme dans une publicité en Superama

Read more...

jeudi 29 octobre 2009

COMME DES CHIENS EN ANTARCTIQUE - c'est quoi la Chose déjà ?

   Ta mère a encore acheté des cœurs de canard. Ça fait bien dix ans que je n’en ai pas mangés. Elle est très forte ta mère, elle s’est donnée beaucoup de mal pour me faire rester ce soir. Quand tu es repartie chercher des serviettes en papier, pendant qu’on faisait la queue à la caisse, elle m’a dit combien tu étais contente que nous ayons pris un appart. « Moi aussi », j’ai répondu, et j’espère que ça n’a pas sonné trop morne. Parce que la caissière me regardait par en-dessous, et moi je regardais ses seins, en imaginant à quoi ressemblait sa mère, si elle faisait des grillades au charbon de bois pour son gendre, si son père serrait fort les mains de ceux qui mangeaient à sa table. Je me disais qu’elle n’avait pas tes diplômes, tu vois, qu’elle aimait simplement qu’on la promène dans une super auto avec des chromes et un moteur qui gronde au feu rouge. Que ça la changeait des lundi matin, et puis surtout des samedis après-midi, quand elle devait mettre sa petite blouse rose et ne pas oublier son badge ridicule qui rappelait son prénom à des gens qui la regardaient à peine en balançant leurs tranches de jambons blancs premier prix sur le tapis.
   On aurait pu tous rester là des heures durant, elle sur sa chaise, nous serrés et gesticulants, se regardant les uns les autres, en silence jusqu’à ce qu’un hurlement retentisse, honteux, qu’on essaie d’oublier parce qu’il pourrait vous donner envie de crier à votre tour, ensemble mais gelés, dans l’air sec d’un grand entrepôt, comme des chiens en Antarctique.

Read more...

dimanche 25 octobre 2009

LA BOMBE - à la seconde près

Je ne pleurerai pas
tant que tu n’es pas là
c’est ma nouvelle politique
de couple

avec beaucoup de vinyles
bien choisis sur l’étagère
des truc pas drôles
de pastis bien serrés et de clopes
bien calé dans mon fauteuil je sais déjà comment
je ferai sauter la bombe à la seconde près

quand tu rentres sur la pointe des pieds
que tu te contorsionnes
pour en lever ton soutien-gorge
et ta culotte
petit bateau
deux taches claires dans la chambre

juste à ce moment où
tu te colles à moi comme à un radiateur
là maintenant
- arrête de sourire bêtement

Read more...

FARMVILLE - la chanson du déserteur

Est-ce que tu y es revenue
toi
à la ferme abandonnée ?

le silo & le tank à lait
où je t’embrassais

le John Deere & le vieux Renault
qui cabrait en deuxième

les soirs avant la rentrée
quand tu me parlais
de toi et que je t’écoutais si bien
en lisant le 40 pour ne pas avoir trop l’air
de trop t’aimer

dis-moi
est-ce que tu y es retournée
qui a gagné là-bas ?

l’enclos s’est ouvert
il n’y a plus rien sinon
une marée de porcs qui grognent plaisir en dévorant
l’un l’autre
leurs anus éclatés ?

Read more...

mercredi 7 octobre 2009

TU FERAIS MIEUX DE QUITTER LA CLOPE - plutôt que de dire des conneries

J’ai trouvé un million de briquets
sous mon lit
un briquet une baise
une baise une femme
[…] ce n’est pas vrai non
juste un simple briquet
jaune
celui que je t’avais donné

Read more...

dimanche 4 octobre 2009

SALLE DE BAIN SEPAREE - ce qui n'empêche pas le savon

Que tu sortes à nouveau de la douche
voilà ce que je voudrais
que tu sortes de ma douche
et que tu t’étendes sur le lit
ruisselante & blanche
blanche cette étendue des épaules rondes à tes reins étroits
sauvage & bleue
comme un manta raie
déployée
moi évidemment dans mon peignoir trop court
et en chaussettes

Read more...

EN REVENANT DE L'ECOLE - fraises, citron et gingembre

Je mange deux fraises fraîches
et je m’arrête pisser
quand je reviens de chez toi
pour me sentir honnête
pour me sentir honnête
je bois un citron gingembre
et je bois brûlant
pour me sentir innocent et me sentir innocent
c’est tout ce que je veux
avant de me coucher

quand j’ai été odieux
quand je reviens de chez toi

 

Read more...

IBANT OBSCURI SOLA SUB NOCTE

  © Blogger templates The Professional Template by Ourblogtemplates.com 2008

Back to TOP